Une partie des chinois s'est mis à boycotter les produits de Carrefour pour cause de soutien trop ostentatoire au Tibet. L'entreprise, de son côté, récuse ces accusations et affirme avoir toujours apporté son soutien à Pékin dans sa candidature pour les JO 2008 et déplore ce boycott. Le gouvernement chinois, lui, refuse de condamner ce boycott. Le groupe Carrefour se trouve donc bien malgré lui l'instrument d'un "commerce équitable" d'une nouvelle forme, où les consommateurs, identifiant la position (encore floue, ceci dit) de son pays d'origine à la firme, boycottent ou plébiscitent l'action d'un gouvernement. Une anecdote qui montre bien, pourtant, qu'économie et politique ne sont jamais bien loin l'une de l'autre...

Aurélien Bordet